La proie

Affiche du film "La proie"

Affiche du film "La proie"

Depuis quelques temps, je rate rarement un film avec Albert Dupontel, que ce soit dans le registre de la comédie ou dans un registre plus sérieux. Avec une bande-annonce alléchante et le retour au cinéma d’Alice Taglioni, il ne m’en fallait pas plus pour aller voir « La Proie ».

Franck Adrien (Albert Dupontel) en cavale

Franck Adrien (Albert Dupontel) en cavale

Le film débute par une scène d’amour. On comprend rapidement qu’elle a lieu dans les parloirs d’une prison. Franck Adrien, détenu pour un gros et juteux braquage, n’a plus que quelques semaines à tirer avant sa libération. Sa femme et sa fille l’attendent avec impatience. Mais depuis son arrestation et son incarcération, personne n’a pu localiser la planque et donc le butin. Forcément, dans un lieu où tout se sait, cela attise les convoitises et jalousies. Franck partage sa cellule avec un homme, Jean-Louis Maurel, d’apparence discret et faible, accusé de viol sur une mineure, mais qui clame son innocence. Lorsque, bien aidés par des matons complices, quelques voyous s’introduisent dans la cellule de Franck et le somment de sortir pour pouvoir régler son compte au « pointeur », il s’efface mais finit par intervenir et sauve ainsi son codétenu. Ce qui lui vaut une prolongation de peine de six mois… Quelques temps après, victime d’une violente agression au sein même de la prison, Franck se réveille dans une chambre de l’infirmerie et découvre Maurel à son chevet. Ce dernier vient d’être innocenté et va donc être libéré. Le braqueur blessé va alors faire confiance à l’homme victime d’une erreur judiciaire – et originaire de la même région – et lui confier un message à transmettre à sa femme. Message subliminal indiquant la planque du butin… Mais quelques jours plus tard, Franck reçoit au parloir une visite inattendue. Celle de Manuel Carrega, qui se présente comme un gendarme aux trousses de Maurel, persuadé qu’il s’agit d’un violeur multi-récidiviste et, pire, d’un serial-killer. Carrega souhaite avoir des informations sur l’ancien compagnon de cellule de Franck, et lui fait comprendre qu’il n’aurait jamais du faire confiance à cette homme dangereux. Pour Franck, tout devient clair : il doit à tout prix s’évader de la prison, pour foncer mettre sa petite famille à l’abri, s’il n’est pas trop tard… Lorsqu’il y parvient, il découvre que sa femme et sa fille ont disparu. Mais aussi son butin. Franck Adrien tente alors de retrouver Jean-Louis Maurel, et ainsi sa famille, mais c’est sans compter sur la malice et les pièges semés par celui qui semble être de moins en moins clean… Pendant ce temps, à Paris, Claire Linné et son équipe de choc sont pressés de retrouver rapidement le fuyard (Adrien) et de le ramener en prison. C’est donc à une double course-poursuite que l’on va assister, Maurel et Adrien devenant tour à tour la cible des recherches, la proie… Franck Adrien va-t-il avoir le temps de retrouver Maurel ? Ce dernier va-t-il réussir à convertir son plan diabolique en succès ? Réponse… à la fin du film !

Claire Linné (Alice Taglioni) en pleine action

Claire Linné (Alice Taglioni) en pleine action

Malgré quelques scènes un peu trop « sanglantes » pour l’âme sensible que je suis, je me suis vraiment régalé devant ce thriller-policier au rythme haletant, aux nombreuses scènes d’action, et au suspense alimenté par de nombreux rebondissements. Eric Valette a réuni pour cela un casting efficace, avec un Albert Dupontel une nouvelle fois excellent, une Alice Taglioni dynamique et toujours aussi jolie, un Stéphane Debac qui rend au fil du film son personnage machiavélique plus que détestable, sans oublier Sergi Lopez, Zinedine Soualem, et Natacha Régnier pour ne citer qu’eux. Ce film ne m’a pas déçu, et vient rejoindre les (nombreux) autres films qui me font dire, depuis quelques mois, que le cinéma français n’a rien à envier aux autres…

Ma note : 4/5

Jean-Louis Maurel (Stéphane Debac), pas si innocent que ça...

Jean-Louis Maurel (Stéphane Debac), pas si innocent que ça...

Photos film : www.allocine.fr (Fiche du film ici)

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4 réflexions au sujet de « La proie »

  1. Ce film m’a fait pensé à « A bout portant » avec Gilles Lellouche, Roschdy Zem, Gérard Lanvin.
    Course contre la montre pour sauver une personne chère à Franck Adrien.
    On n’a pas le temps de s’ennuyer !

    J’ai trouvé Albert Dupontel très « physique » pour ce film. Preuve qu’il a du s’investir !

    Film que je pense aller revoir si toujours à l’affiche.

    • C’est Albert Dupontel qui a effectué lui-même ses cascades, sans doublure. Donc oui il s’est investi, à la Belmondo.

      Toujours à l’affiche à Créteil mais uniquement en soirée, tu auras peut-être la chance de le revoir à ton retour 😉

        • D’après fnac.com, le DVD sortirait le 17 août donc il va falloir prendre ton mal en patience 😉
          Je ne sais pas combien de spectateurs sont venus voir ce film (en même temps je n’ai pas cherché)… Il est tombé sur une période où peu de films (même des bons) ont réussi…

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