Limitless

Affiche du film "Limitless"

Affiche du film "Limitless"

Voila un autre film dont j’attendais la sortie avec impatience. Avec Bradley Cooper et Robert De Niro au casting, une bande-annonce intrigante et un sujet au gros potentiel, je sentais que ce « Limitless » pouvait être un très très bon film. Il a dépassé mes espérances !

Eddie Morra (Bradley Cooper) s'interroge : va-t-il essayer cette pilule miracle offerte par son ex-beau-frère, et censée changer sa vie ?

Eddie Morra (Bradley Cooper) s'interroge : va-t-il essayer cette pilule miracle offerte par son ex-beau-frère, et censée changer sa vie ?

Un homme se retrouve sur son balcon, au sommet d’une haute tour, visiblement pourchassé par des hommes armés, et s’apprête à sauter dans le vide… Retour quelques mois en arrière. Eddie Morra est un jeune écrivain New-Yorkais, qui voit sa vie se ternir de jour en jour. Il a beau se vanter d’avoir une éditrice, celle-ci lui met la pression et il est incapable de débuter son nouveau livre : panne totale d’inspiration, syndrome de la page blanche… Il ne s’occupe même plus de son apparence physique, devient taciturne, et semble s’enfoncer dans la morosité. Le jour où Lindy, sa petite amie, lui annonce son intention de rompre, il accuse le coup mais promet à sa chérie de tout faire pour s’en sortir, et ainsi redorer son/leur train de vie. Pour Lindy, ce sont des paroles en l’air, et même si elle semble toujours attachée à lui, elle préfère en rester là. Eddie erre alors quelques heures dans les rues de New-York, pour rentrer chez lui, et croise tout à fait par hasard Vernon Gant, frère de son ex-femme, qui l’interpelle et lui propose de prendre un verre. Il y a de ça plusieurs années, Eddie et Melissa se sont mariés, mais cinq minutes après la cérémonie la jeune femme a changé d’avis et a décidé de s’enfuir, laissant son mari seul et stupéfait. Depuis, ils ne se sont plus revus ni parlés. Vernon prend donc des nouvelles de son ex-beau-frère, et lui apprend que Melissa a maintenant des enfants, mais vit seule. Lorsqu’il comprend qu’Eddie est au bout du rouleau, Gant lui annonce qu’il va lui faire un cadeau inestimable, qui va changer sa vie : il lui offre une pilule, transparente, sans aucune inscription, en lui expliquant qu’il s’agit d’un médicament qui vient d’obtenir tous les agréments, et ne sera commercialisé que l’année prochaine, risquant de faire un véritable tabac. Eddie se montre d’abord réticent, mais est bien obligé d’accepter le cadeau lorsque, dérangé par un coup de téléphone et obligé de partir précipitamment, Vernon lui laisse la pilule et lui demande de ne pas le décevoir, car ce médicament coûte très cher. Eddie prend donc le petit sachet contenant la pilule et rentre chez lui. Après une longue réflexion, en se disant qu’il n’a plus grand chose à perdre, l’écrivain en manque d’inspiration avale la pilule offerte par Gant, et pénètre dans son immeuble. Il est malheureusement attendu par la femme de son propriétaire, qui lui réclame son loyer faute de quoi il va se retrouver très vite à la rue. Pendant que la jeune femme passe ses nerfs sur lui, Eddie se sent bizarre, commence à voir et entendre tout ce qui se passe autour de lui de façon différente, accrue, et s’inquiète. Le médicament commence à faire effet… Et soudain, tout devient clair : il reprend son calme, entame une discussion courtoise avec la femme qui occupe son palier, et se surprend à lui donner des conseils pour ses cours de droit, à lui donner des idées qui jusque là étaient profondément enfouies dans sa mémoire. Après quelques heures de travail et quelques instants d’intimité avec la jeune femme, Eddie s’attaque à son livre et réussit à coucher sur papier plusieurs dizaines de pages. Lorsque son éditrice (qu’il va voir en urgence) découvre ces écritures, elle est subjuguée. Mais les effets de la pilule finissent par se dissiper, et Eddie retrouve sa morosité, son absence d’inspiration, retombe dans sa grisaille habituelle. Il entreprend alors de demander de nouvelles pilules à Vernon. En rendant visite à son « sauveur », l’écrivain est prêt à trouver un accord avec lui, mais lorsqu’il revient après être parti chercher une collation, il retrouve son ex-beau-frère mort, assassiné, au milieu d’un appartement mis à sac. Eddie appelle la police, et doit attendre l’arrivée des secours, mais comprend que Vernon a été tué par quelqu’un qui le connaissait et qui cherchait probablement quelque chose. Et si c’était les fameuses pilules que le meurtrier voulait récupérer ? Et s’il n’y était pas parvenu ? Après une fouille méthodique, Eddie parvient à trouver, au fond d’un four, une grosse somme d’argent et un important stock de pilules. Le jeune écrivain croit alors qu’il va pouvoir changer le cours de sa vie, et décide de profiter au maximum de ce traitement qui permet à son cerveau d’exploiter non plus 20% mais la totalité de ses capacités. Tout devient limpide et facile : les souvenirs les plus lointains ressortent, il est maintenant possible d’apprendre à une vitesse phénoménale, et de comprendre les choses les plus compliquées sans beaucoup d’effort. Eddie Morra parvient ainsi à apprendre plusieurs langues, à débuter une carrière d’analyste financier, à comprendre les moindres rouages de la bourse et à faire fructifier son capital en à peine quelques jours. Il réussit à reconquérir Lindy, et tout pourrait aller pour le mieux s’il ne ressentait pas, par moments, de longs trous noirs, des absences pendant lesquelles il oublie tout ce qu’il a fait et où il est allé. Eddie se rend vite compte qu’en réalité ces pilules miracles ne sont pas un médicament, mais une drogue – le NZT – aux effets secondaires redoutables… En voulant travailler avec Carl Van Loon, un des hommes les plus puissants mais aussi les plus craints de la finance, Eddie souhaite se renseigner auprès d’autres clients potentiels de Vernon (il a trouvé un carnet avec des coordonnées) à propos des effets secondaires et constate qu’ils sont tous morts dans d’atroces souffrances. Non seulement Morra ne peut avoir aucune information intéressante, ne sait toujours pas par qui et où sont produites les pilules de NZT, mais découvre en plus que des gens mal intentionnés sont à ses trousses… Cet homme nouvellement riche et à la célébrité naissante se retrouve dans la peau d’une proie, de la cible à abattre… Eddie va-t-il parvenir à trouver une solution, à sauver sa vie et à s’associer avec le redoutable Van Loon pour faire fortune ?

Eddie Morra (Bradley Cooper) tente de monter une affaire avec le puissant Carl Van Loon (Robert De Niro)

Eddie Morra (Bradley Cooper) tente de monter une affaire avec le puissant Carl Van Loon (Robert De Niro)

J’ai passé un excellent moment devant ce film, qui nous tient en haleine pendant 1h45, multipliant les scènes d’action, les scènes plus calmes avec beaucoup de suspense, des rebondissements déstabilisants… Neil Burger parvient à retranscrire à l’écran, par des jeux de lumière adéquats, l’utilisation judicieuse de plusieurs types de caméra, des couleurs travaillées, la double « personnalité » du personnage principal, Eddie Morra. Lorsque l’écrivain ne prend pas de pilules ou lorsque leur effet est dissipé, tout est gris autour de lui, triste, sale, on se sent dans un monde oppressant et glauque en compagnie d’un homme faible, diminué, peu amène. Mais lorsque le jeune héros est sous NZT, tout devient clair, net, coloré, on voit le monde qui l’entoure différemment, on se sent vraiment dans la peau du personnage qui comprend tout et apprend tout à vitesse grand V. Une réalisation impeccable donc, qui colle bien au scénario. Et que dire de l’interprétation ? Il y a bien sûr l’excellent Robert De Niro, dans un rôle secondaire mais où il campe impeccablement son personnage, sans avoir besoin d’en faire trop. Il y a aussi la jolie Abbie Cornish, que l’on voit tout au long du film observer avec nous le comportement et l’évolution de son petit ami, et qui finit par être dans la confidence et par conséquent en danger. La jeune actrice est très convaincante. Et il y a surtout l’omniprésent Bradley Cooper. Le beau gosse de « Very bad trip » livre là probablement son rôle le plus abouti. Le jeune acteur est à l’écran sur presque chacun des plans, et parvient à prendre efficacement plusieurs visages : le raté, sombre et à qui rien ne réussit, anti-héros par excellence, au look et à la démarche ternes, pâles; puis le jeune héros qui réussit tout ce qu’il entreprend, qui rayonne et vit sa vie à fond; mais aussi l’homme inquiet, en manque, en souffrance, qui doit lutter pour ne pas sombrer. Alternant les scènes d’action, les scènes d’émotion ou d’inquiétude, les face-à-face avec l’impressionnant De Niro, Bradley Cooper nous apparaît tantôt flamboyant et sûr de lui, tantôt perdu et dépassé par les évènements. On s’attache à ce personnage qui enchaîne les hauts et les bas, et se bat pour trouver LA solution à tous ses problèmes. Ce film n’aurait probablement pas la même saveur sans cette interprétation magistrale de Bradley Cooper, qui nous montre là qu’il a beaucoup de talent. Un agréable moment donc, on ne s’ennuie pas une seconde, et certaines séquences sont très prenantes, avec de magnifiques images. Un film à voir, et à revoir 🙂

Ma note : 5/5.

Un bonus est disponible ici.

Eddie Morra (Bradley Cooper) et sa petite amie Lindy (Abbie Cornish)

Eddie Morra (Bradley Cooper) et sa petite amie Lindy (Abbie Cornish)

Photos film : www.allocine.fr (Fiche du film ici)

6 réflexions au sujet de « Limitless »

  1. J’ai adoré! Bradley Cooper porte le film sur ses épaules et elles sont très solides! Les autres acteurs ne sont vraiment que pour lui donner la réplique car il n’y a que lui qui brille!
    C’est très bien filmé, les effets de la NZT sont bien rendus et l’histoire est vraiment prenante!

    (Si jamais tu sais où on peut se procurer de la NZT fais moi signe… ^^)

  2. Ravi que ça t’aie plu !!! 🙂
    Pour le NZT 48 euh… même si je le savais je ne te le dirais pas en public, pas envie de me faire poursuivre et d’avoir des vilains méchants à mes trousses en permanence !!! (Je cours moins vite que Bradley en ce moment…)

  3. Limitless !
    J’ai été le voir 2 ou 3 fois (trou de mémoire là :-/ ^^).

    Tout simplement, un film génial, vivement le DVD !!! ^^
    Bradley Cooper a vraiment pris une dimension impressionnante ! Serait-il réellement sous NZT ?!
    Je l’ai vu débuté dans la série Alias, revu dans la saga Very Bad Trip qui lance sa carrière. Les portes de L’Agence tout risque s’ouvre à lui, et idem pour celles de Limitless !

    Franchement, ça donne envie cette pilule ^^

    • Film qui est réapparu dans certaines salles UGC il y a quelques semaines, et qui est toujours à l’affiche ! Ça fait plaisir 🙂 J’ai pu le revoir récemment dans une petite salle, quasiment complète. Je serais curieux de connaître le score au box-office de « Limitless » ! (Je sais, je n’ai qu’à chercher, c’est pas compliqué ^^)

    • Pour le moment je ne vois pas de date de sortie pour le DVD… Mais peut-être qu’il passe encore dans quelques salles en Province, récemment ils l’ont ressorti dans certains de nos UGC de banlieue et il attirait du monde !

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