Gianni et les femmes

Affiche du film "Gianni et les femmes"

Affiche du film "Gianni et les femmes"

Mise à part une avant-première aux Halles en présence du réalisateur, ce film est passé plutôt inaperçu, distribué dans peu de salles. C’est donc tout à fait par hasard que je suis allé le voir, intrigué par le sujet et ayant déjà apprécié plusieurs films italiens. Ce fut une très bonne surprise !

Gianni (Gianni Di Gregorio) doit régulièrement subir les caprices de sa mère (Valeria De Franciscis)

Gianni (Gianni Di Gregorio) doit régulièrement subir les caprices de sa mère (Valeria De Franciscis)

Gianni, romain, la soixantaine, a été mis depuis quelques années en retraite anticipée. Il n’a donc pas grand chose à faire de ses journées, à part s’occuper de « ses » femmes. Ce qui lui pose pas mal de problèmes… Il y a d’abord sa mère : ancienne bourgeoise acariâtre, elle vit largement au-dessus de ses moyens, dépense sans compter pour des futilités, et compte sur son fils (et sa modeste retraite) pour combler les trous dans son budget. Elle utilise son fils à sa guise, n’hésitant pas à l’appeler à n’importe quelle heure pour lui demander de venir en urgence car elle ne se sent pas bien. A chaque fois, elle se porte très bien et c’est en fait soit la télé qui est débranchée, soit la domestique qui est absente alors qu’il y a des boissons à servir pour les invitées… Gianni perd donc beaucoup de son temps à satisfaire les moindres caprices de sa mère. Il tente bien de la placer sous tutelle, et de récupérer la gestion de son patrimoine, mais elle ne se laisse pas faire. A la maison, il doit aussi compter avec les nombreuses activités de sa femme, qui ramène l’argent au foyer mais est souvent débordée : c’est donc lui qui est régulièrement de corvée de courses, réparations, et autres tâches ménagères. Sa fille Teresa vit aussi sous le même toit, avec son petit ami Miki, dont elle aimerait bien se débarrasser, mais sans y parvenir. Gianni doit donc composer avec tout ce petit monde, et est devenu complètement transparent. Un jour, son ami Alfonso le lui fait remarquer, et lui conseille de faire comme beaucoup d’autres hommes de leur âge : prendre une maîtresse. Gianni découvre alors, en compagnie de son ami, que des hommes de leur entourage et d’apparence respectable cachent en fait depuis parfois des années une liaison avec une autre femme, du même âge ou plus jeune… le tout dans le plus grand secret ! Devant l’insistance d’Alfonso, Gianni décide de se mettre lui aussi à la recherche d’une maîtresse. Entre Kristina, la domestique sexy venue de l’est qui travaille chez sa mère; Aylin, la jeune et jolie voisine du dessous, charmeuse et fêtarde, qui l’appelle « mi amore » et lui confie régulièrement son chien à promener ou des courses à faire; Gabriella, l’amie d’enfance perdue de vue depuis des années et qu’il croise par hasard, célibataire et apparemment disponible; et Valeria, son premier amour, avec qui il reprend contact, Gianni n’a que l’embarras du choix. Sans oublier les plans foireux d’Alfonso… Mais à soixante ans les choses ne se passent pas si rapidement et facilement qu’il pourrait l’espérer… Gianni s’est empâté dans sa vie de fils/mari serviable et transparent, a tendance à trop abuser de l’alcool et du tabac, et peine à retrouver ses réflexes de jeune tombeur…

Gianni (Gianni Di Gregorio) tente de reconquérir Valeria, son premier amour (Valeria Cavalli)

Gianni (Gianni Di Gregorio) tente de reconquérir Valeria, son premier amour (Valeria Cavalli)

Au départ je m’attendais à une comédie un peu légère, avec des personnages machos, des gags burlesques voire graveleux… Et bien j’ai été agréablement surpris par ce film ! On s’attache très vite au personnage, superbement interprété par le réalisateur lui-même, Gianni Di Gregorio. L’homme, qui cumule les déboires et les accepte avec fatalité et résignation, est à la fois drôle et touchant. Parmi les seconds rôles, on retrouve des acteurs et actrices de diverses origines : des habitués du cinéma italien, ou de séries françaises (Valeria Cavalli, Aylin Prandi), et des débutants. On retrouve notamment la propre fille de Gianni Di Gregorio, Teresa, dans le rôle de… Teresa, fille du personnage principal. Alors oui, parfois la caméra a tendance à s’attarder un peu sur un décolleté avantageux ou une paire de jambes, mais rien de vulgaire, aucune exagération, et on passe au final un très bon moment devant ce film, avec des scènes réalistes, beaucoup d’humour, le tout sur un fond plutôt dramatique.

Ma note : 4/5.

Gianni (Gianni Di Gregorio) aime rendre service à sa voisine du dessous, la charmeuse Aylin (Aylin Prandi)

Gianni (Gianni Di Gregorio) aime rendre service à sa voisine du dessous, la charmeuse Aylin (Aylin Prandi)

Photos film : www.allocine.fr (Fiche du film ici)

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s