Parlez-moi de vous [Note : 4/5 – Critique courte]

Affiche du film "Parlez-moi de vous"

Affiche du film "Parlez-moi de vous"

Synopsis : À 40 ans, Mélina est la voix la plus célèbre de France. Animatrice à la radio, la nuit à l’antenne elle résout les problèmes affectifs et sexuels des auditeurs avec impertinence, humour et sans tabou. Tout le monde connaît sa voix, mais personne ne connaît son visage.
Dans la vie, elle évite tout contact et vit comme une vieille fille dans les beaux quartiers. Partie à la recherche d’une mère qu’elle n’a jamais connue, elle découvre que celle-ci vit au sein d’une famille nombreuse, en banlieue. Elle décide de s’approcher d’elle, incognito….

Lucas (Nicolas Duvauchelle) tente d'apprivoiser la mystérieuse Claire (Karin Viard), psychorigide et peu sociable...

Lucas (Nicolas Duvauchelle) tente d'apprivoiser la mystérieuse Claire (Karin Viard), psychorigide et peu sociable...

Mon avis : C’est en regardant par hasard une émission consacrée à Karin Viard, avec une belle part faite à ce film, que j’ai eu envie d’aller le voir. Quelques retours positifs ont fini de me convaincre. Le résultat est sympathique, touchant, avec une Karin Viard au top, très crédible dans son rôle d’animatrice radio qui donne l’illusion d’être ouverte vers les autres mais est en réalité une solitaire psychorigide et presque asociale… Nicolas Duvauchelle est également à créditer d’une bonne performance. J’ai bien aimé ce film, sa morale, et n’aurai qu’un reproche à formuler : la fin aurait pu être un peu plus développée. Très bonne bande-son.

Ma note : 4/5

Photos : www.allocine.fr (Fiche du film ici)

J. Edgar [Note : 4/5 – Critique courte]

Affiche du film "J. Edgar"

Affiche du film "J. Edgar"

Synopsis : Le film explore la vie publique et privée de l’une des figures les plus puissantes, les plus controversées et les plus énigmatiques du 20e siècle, J. Edgar Hoover. Incarnation du maintien de la loi en Amérique pendant près de cinquante ans, J. Edgar Hoover était à la fois craint et admiré, honni et révéré. Mais, derrière les portes fermées, il cachait des secrets qui auraient pu ruiner son image, sa carrière et sa vie.

J. Edgar Hoover (Leonardo Di Caprio) en compagnie de sa garde rapprochée : sa fidèle assistante Helen Gandy (Naomi Watts) et son second Clyde Tolson (Armie Hammer)

J. Edgar Hoover (Leonardo Di Caprio) en compagnie de sa garde rapprochée : sa fidèle assistante Helen Gandy (Naomi Watts) et son second Clyde Tolson (Armie Hammer)

Mon avis : Clint Eastwood fait partie de ces réalisateurs ou acteurs pour qui je vais au cinéma sans réfléchir, sans me poser de questions, “les yeux fermés” (façon de parler bien entendu). Depuis quelques années, j’aime beaucoup Léonardo Di Caprio, qui est devenu l’un des meilleurs acteurs au monde. Voilà pourquoi je savais à l’avance que ce “J. Edgar” me plairait… Un film très instructif (je ne connaissais rien de l’histoire, de la création du FBI), mis en scène de façon originale (on alterne fréquemment entre plusieurs périodes de l’histoire, avec les mêmes acteurs vieillis par maquillage), et magistralement interprété. Léonardo Di Caprio est excellent dans la peau de J. Edgar Hoover, et est bien entouré avec Armie Hammer (qui joue son second, Clyde Tolson), Naomi Watts (son assistante Helen Gandy) et l’excellente Judi Dench qui joue le rôle de sa très influente mère Anne Marie Hoover. Le vieillissement des acteurs est surprenant (celui d’Armie Hammer m’a moins convaincu que pour Leonardo Di Caprio) et permet de basculer facilement d’une époque à l’autre sans avoir à se demander qui est qui. Malgré la longueur du film, le rythme est soutenu grâce à ces changements d’époque (il vaut mieux suivre). C’est une nouvelle fois un beau film que nous offre Clint Eastwood, mais j’ai moins accroché que pour ses précédents, voilà pourquoi je ne mets pas la note maximale.

Ma note : 4/5

Photos : www.allocine.fr (Fiche du film ici)

The Darkest Hour (3D) [Note : 2/5 – Critique courte]

Affiche du film "The Darkest Hour"

Affiche du film "The Darkest Hour"

Synopsis : Sean et Ben sont à Moscou pour affaires, confrontés à un univers d’argent et de pratiques sans scrupules. Natalie et Anne s’y trouvent en escale involontaire alors qu’elles avaient prévu de se rendre au Népal. Les quatre jeunes gens se rencontrent par hasard dans la boîte de nuit la plus branchée de la ville où ils croisent Skylar, un homme d’affaires suédois qui a arnaqué Sean et Ben.
Ce haut lieu qui attire puissants et personnalités en vue bascule dans la terreur lorsque des aliens attaquent…
Après avoir vécu terrés quelques jours dans les sous-sols, les cinq survivants ressortent et découvrent une ville déserte. Le monde semble immobile alors qu’une force terrifiante et invisible les guette… S’ils veulent avoir une chance de survivre, ils vont absolument devoir découvrir qui sont ces êtres venus d’ailleurs et ce qu’ils veulent. C’est à ce prix qu’ils pourront les combattre, s’ils en sont capables…

Skyler (Joel Kinnaman), Anne (Rachael Taylor), Sean (Emile Hirsch), Ben (Max Minghella) et Natalie (Olivia Thirlby), une bande de jeunes égarés dans un Moscou dévasté par de mystérieux extraterrestres invisibles...

Skyler (Joel Kinnaman), Anne (Rachael Taylor), Sean (Emile Hirsch), Ben (Max Minghella) et Natalie (Olivia Thirlby), une bande de jeunes égarés dans un Moscou dévasté par de mystérieux extraterrestres invisibles...

Mon avis : Quelques semaines plus tôt, la bande-annonce m’avait intrigué. Le sujet semblait intéressant, et – malgré quelques expériences ratées non imputables aux films mais plutôt aux conditions de projection – je ne suis pas encore devenu allergique à la 3D. Je ne m’attendais pas non plus à un chef d’oeuvre. Au final, j’ai failli dégainer pour la première fois une note de 1/5, mais certains détails ont légèrement « sauvé » le film à mes yeux… On est en pleine série B américaine avec une bande de jeunes qui cherchent à sauver leur peau face à un mystérieux et dangereux envahisseur (extraterrestre) invisible, dans un Moscou dévasté et quasiment désert. Les recettes habituelles de ce genre de film sont au rendez-vous, les clichés aussi. Certains effets spéciaux prêtent à sourire, et la 3D est complètement inutile… La bande-son est très bonne, l’idée de départ aussi, mais j’ai probablement plus ri de l’aspect grotesque de certaines scènes ou certains personnages que d’un humour réel. Je ne ferai aucune critique sur les acteurs (il faut bien gagner sa vie) mais je viens seulement de me rendre compte, en parcourant leurs filmographies, que je les avais presque tous déjà vus (ou aperçus) dans d’autres films ces derniers mois. C’est dire s’ils ne m’avaient déjà pas tapé dans l’oeil car je suis en général plutôt bon physionomiste. Pour conclure, ce film est un divertissement pour personnes non exigeantes et non difficiles, abonnées au cinéma de préférence… Sinon attendez qu’il passe en 2D, ça vous coûtera moins cher et vous ne perdrez pas grand chose…

Ma note : 2/5

Photos : www.allocine.fr (Fiche du film ici)

Le pacte [Note : 3/5 – Critique courte]

Affiche du film "Le pacte"

Affiche du film "Le pacte"

Synopsis : Il y a des pactes qu’on ne peut renier. Après que sa femme se soit fait violemment agresser, Will Gerard est contacté par une mystérieuse organisation. Face à une police inefficace et incompétente, un groupe de citoyens s’est réuni pour faire respecter la justice. Ils proposent à Will de venger sa femme en éliminant le coupable en échange d’un petit service qu’il devra leur rendre plus tard.
Lorsqu’il comprend que pour effacer sa dette il devra lui aussi tuer un homme, il va réaliser qu’il est pris au piège et que les membres de cette organisation sont implantés à tous les niveaux de la société.

Will Gerard (Nicolas Cage) soutient sa femme Laura (January Jones), victime d'un viol et d'une agression sauvages

Will Gerard (Nicolas Cage) soutient sa femme Laura (January Jones), victime d'un viol et d'une agression sauvages

Mon avis : Intrigué par la bande-annonce et attiré par le casting (Nicolas Cage, January Jones et Guy Pearce notamment), je suis allé voir ce film sans attente particulière. On y retrouve un couple sans histoire – un professeur, Will Gerard (Nicolas Cage) et une musicienne, Laura Gerard (January Jones) -, amoureux, profitant de la vie à La Nouvelle Orléans. Mais un soir tout bascule : Laura se fait agresser et violer en sortant d’une répétition, et se retrouve à l’hôpital. Prévenu plus tard (portable coupé lors d’une soirée jeux), Will est sous le choc lorsqu’il découvre sa femme sérieusement amochée. Perdu dans ses pensées, s’en voulant terriblement de ne pas avoir été présent, il est particulièrement vulnérable lorsqu’un homme mystérieux, Simon (Guy Pearce), lui propose avec l’aide de son association de venger Laura… Cette rencontre va plonger Will dans un sacré pétrin… Nicolas Cage est efficace et convaincant dans la peau de son personnage, sans en faire des tonnes (on est loin de l’ambiance « Hell Driver » par exemple). L’histoire est intéressante, il y a du suspense, de l’action, mais aussi quelques longueurs… Ce qui donne au final un film sympathique, sans être exceptionnel, et qui se regarde sans problème.

Ma note : 3/5

Photos : www.allocine.fr (Fiche du film ici)

Hollywoo [Note : 3/5 – Critique courte]

Affiche du film "Hollywoo"

Affiche du film "Hollywoo"

Synopsis : Jeanne est la doubleuse française d’une actrice américaine qui joue dans une série télé à succès. Mais le jour où l’actrice américaine pète les plombs et annonce la fin de sa carrière, la vie de Jeanne bascule à son tour… Plus de travail, plus de revenu, plus rien… A moins que… A moins qu’elle ne prenne son destin en mains et ne tente a priori l’impossible : partir à Los Angeles, rencontrer la star américaine et la convaincre de reprendre la direction des plateaux de tournage… Sur place, après quelques galères, elle croise la route d’un certain Farres qui va lui ouvrir les portes du monde merveilleux mais un peu compliqué de Hollywood.

Avec l'aide de Farres (Jamel Debbouze), Jeanne (Florence Foresti) a réussi à s'infiltrer dans Hollywood pour tenter de convaincre Jennifer Marshall (Nikki Deloach) de reprendre sa carrière d'actrice...

Avec l'aide de Farres (Jamel Debbouze), Jeanne (Florence Foresti) a réussi à s'infiltrer dans Hollywood pour tenter de convaincre Jennifer Marshall (Nikki Deloach) de reprendre sa carrière d'actrice...

Mon avis : J’avais un peu peur en allant voir ce film… En général j’aime bien l’humour de Florence Foresti, et la bande-annonce était intéressante, mais je craignais que tous les gags y soient et que le film soit un peu lourd/débile. C’est au final une bonne surprise, même si je n’irai pas forcément le revoir. Florence Foresti et Jamel Debbouze sont drôles sans en faire trop, et sont entourés d’une pléiade d’acteurs beaucoup moins connus (du moins en France) mais qui apportent chacun leur dose d’humour. L’histoire est originale, les gags et répliques fusent, et on passe un moment agréable sans s’ennuyer. A noter un générique de fin surprenant et kitch 😀

Ma note : 3/5

Photos : www.allocine.fr (Fiche du film ici)

Carnage [Note : 3/5 – Critique courte]

Affiche du film "Carnage"

Affiche du film "Carnage"

Synopsis : Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la « victime » demandent à s’expliquer avec les parents du « coupable ». Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l’affrontement. Où s’arrêtera le carnage ?

Les Longstreet (John C. Reilly et Jodie Foster) reçoivent les Cowan (Christoph Waltz et Kate Winslet) dans un esprit de conciliation et de courtoisie. Enfin pour le moment...

Les Longstreet (John C. Reilly et Jodie Foster) reçoivent les Cowan (Christoph Waltz et Kate Winslet) dans un esprit de conciliation et de courtoisie. Enfin pour le moment...

Mon avis : Je n’avais encore jamais vu le moindre film de Roman Polanski. Ayant lu des avis complètement opposés au sujet de ce film, j’ai voulu aller m’en faire ma propre opinion avant qu’il ne soit retiré des salles. Je savais que je risquais de m’ennuyer si je n’accrochais pas dès le début… Au final je ne regrette pas de l’avoir vu. Il s’agit d’un huis-clos (si l’on excepte quelques scènes dans le couloir de l’immeuble et les scènes en extérieur des génériques) avec un casting « réduit » à quatre personnes (sans compter les enfants que l’on ne fait qu’apercevoir). Alors certes, on peut s’étonner de voir des inconnus se raconter autant de choses personnelles, qui vont petit à petit engendrer les dérapages et contribuer à envenimer la situation entre les deux couples (puis au sein des deux couples…). Mais qui n’a jamais discuté de choses personnelles avec un(e) parfait(e) inconnu(e) au cours d’un repas, d’une galère en transports, ou d’une longue attente avant un rendez-vous (liste non exhaustive) ? J’ai bien aimé voir ces deux couples échanger des amabilités et politesses pendant les premières minutes, puis commencer à distiller quelques piques bien senties, avant de finir par s’affronter et même se déchirer entre eux. Chacun des personnages a son instant de « gloire », alternant entre sympathie et comportement odieux… Chacun pète les plombs à un moment ou un autre… Les quatre acteurs sont pour cela excellents, parvenant à exprimer une belle palette de sentiments à l’écran, se faisant tour à tour apprécier puis détester, racheter puis replongeant dans la colère et la violence (pas que verbale…). Si ce que je viens de décrire ne présente aucun intérêt pour vous, alors évitez « Carnage ». Pour ma part je ne me suis pas ennuyé (du moins pas autant qu’on me l’avait prédit) et même si je suis loin de crier au chef d’œuvre, j’ai passé un assez bon moment.

Ma note : 3/5

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Hugo Cabret (3D) [Note : 3/5 – Critique courte]

Affiche du film "Hugo Cabret"

Affiche du film "Hugo Cabret"

Synopsis : Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé – en forme de cœur – qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure…

Entre Georges le marchand de jouets (Ben Kingsley) et le jeune Hugo (Asa Butterfield), la première rencontre est plutôt houleuse mais va bouleverser leurs vies...

Entre Georges le marchand de jouets (Ben Kingsley) et le jeune Hugo (Asa Butterfield), la première rencontre est plutôt houleuse mais va bouleverser leurs vies...

Mon avis : Pour être honnête, ce film ne m’attirait pas plus que ça. C’est pour accompagner un ami et par curiosité que j’ai découvert cet « Hugo Cabret ». L’occasion de voir comment Martin Scorsese s’en était sorti avec ce film pour enfants et en 3D. L’intention est bonne, les images sont magnifiques, la 3D est utilisée à bon escient, et les acteurs sont bons – notamment les enfants (Asa Butterfield et Chloé Moretz) mais aussi Ben Kingsley et Sacha Baron Cohen. Mais si j’ai bien aimé la seconde partie du film, notamment tout ce qui parle du cinéma d’antan, la première m’a semblé trop longue et je me suis ennuyé… C’est un beau film et une belle histoire, avec un hommage intéressant à Georges Méliès et à son œuvre, mais une demie-heure de moins n’aurait pas porté préjudice au résultat final. Pas sûr que les jeunes enfants accrochent facilement…

Ma note : 3/5

Photos : www.allocine.fr (Fiche du film ici)

De l’huile sur le feu [Note : 2/5 – Critique courte]

Affiche du film "De l'huile sur le feu"

Affiche du film "De l'huile sur le feu"

Synopsis : Il était une fois à Belleville, deux restaurants se faisant face : le Berbère King de la famille Chouffry et l’Empire du dragon de la famille Zi. Tout allait bien, jusqu’à ce que Samir Chouffry accuse monsieur Zi d’avoir mangé son chien…

Wong Zy (Tien Shue) et Samir Chouffry (Nader Boussandel) tentent d'amadouer leur propriétaire Madame Lavignasse (Claude Gensac)

Wong Zy (Tien Shue) et Samir Chouffry (Nader Boussandel) tentent d'amadouer leur propriétaire Madame Lavignasse (Claude Gensac)

Mon avis : C’est sans grande conviction que je suis allé voir ce film, dont la bande-annonce m’avait intrigué mais aussi laissé craindre un humour et un film décalés pour ne pas dire déjantés. L’idée de départ est bonne : deux restaurants en vis-à-vis, qui doivent se partager une « terrasse » en pleine rue, se livrent une guerre sans merci sur fond de racisme exacerbé entre une famille d’origine maghrébine et une famille d’origine asiatique. Les acteurs (notamment Vincent Lacoste, Nader Boussandel, Alice Belaïdi et Tien Shue) font leur boulot, et sont bien dans leurs personnages, mais ces derniers sont trop caricaturaux. Il y a quelques scènes et répliques drôles et sympathiques, une sorte de gros pétage de plombs vers la fin, et un générique original (à rapprocher de celui du film « Hollywoo » dans la forme et l’esprit), mais bien qu’étant habituellement bon public, je n’ai pas réellement accroché à cet enchaînement de clichés et de situations parfois à la limite du débile. N’étant ni raciste ni victime de racisme, peut-être tout simplement ne me suis-je pas assez senti concerné par ce film censé le dénoncer. A noter une bonne quantité de guest-stars, dont certains plutôt inattendus 😉

Ma note : 2/5

Photos : www.allocine.fr (Fiche du film ici)