[Critique – Zickma.fr] « De toutes nos forces » (note : 5/5) + projection/débat

Affiche-DeToutesNosForcesJe fais maintenant partie de l’équipe du site Zickma.fr où sont dorénavant publiées mes critiques. Je vous invite donc à consulter ma critique de « De toutes nos forces », réalisé par Nils Tavernier, avec Jacques Gamblin, Alexandra Lamy et le jeune et rayonnant Fabien Héraud – handicapé, dont c’est le premier rôle au cinéma, et qui nous a tous bluffés – en cliquant sur le lien ci-dessous. Un coup de coeur !

http://www.zickma.fr/critique-du-film-de-toutes-nos-forces/

Une vidéo du débat (plus de 50min) organisé chez Pathé Films sera prochainement mise en ligne

Nils Tavernier (réalisateur), Jacques Gamblin (acteur), Alexandra Lamy (actrice), Fabien Héraud (acteur) et Philip Boëffard (co-producteur)

Nils Tavernier (réalisateur), Jacques Gamblin (acteur), Alexandra Lamy (actrice), Fabien Héraud (acteur) et Philip Boëffard (co-producteur)

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[Critique – Zickma.fr] « Supercondriaque » (note : 5/5) + avant-première

Affiche-SupercondriaqueJe fais maintenant partie de l’équipe du site Zickma.fr où sont dorénavant publiées mes critiques. Je vous invite donc à consulter ma critique de « Supercondriaque », réalisé par Dany Boon, avec lui-même, Kad Merad et Alice Pol, en cliquant sur le lien ci-dessous

http://www.zickma.fr/critique-du-film-supercondriaque/

Retrouvez également la vidéo intégrale de la présentation du film par Dany Boon et Alice Pol lors de l’avant-première à l’UGC Ciné Cité Rosny, ainsi qu’un petit extrait où Dany Boon nous raconte une anecdote sur son hypocondrie… en sortant d’une piscine, dans un hôtel, pendant la tournée de promotion du film.

N’oubliez pas, toutes les vidéos d’avant-premières sont sur ma chaîne YouTube :

http://www.youtube.com/user/CineScrat/videos

[Critique – Zickma.fr] « Mea Culpa » (note : 5/5) + avant-premières

Affiche-MeaCulpa

Je fais maintenant partie de l’équipe du site Zickma.fr où sont dorénavant publiées mes critiques. Je vous invite donc à consulter ma critique de « Mea Culpa », réalisé par Fred Cavayé, avec Gilles Lellouche et Vincent Lindon, en cliquant sur le lien ci-dessous

http://www.zickma.fr/critique-du-film-mea-culpa/

Retrouvez également les photos des avant-premières :

– de l’UGC Ciné Cité Rosny ici
– du Pathé Beaugrenelle ici

Ainsi que des vidéos du débat de l’UGC Ciné Cité Rosny sur ma chaîne YouTube :

http://www.youtube.com/user/CineScrat/videos

Des gens qui s’embrassent [avant-première] [note : 3,5/5]

Cela fait déjà quelques mois que j’ai pu découvrir ce film en avant-première, en ouverture du Festival du Film Français Unifrance organisé au Gaumont Opéra Capucines. A cette occasion, le 15 janvier 2013, une bonne partie du casting était venue présenter la séance : Kad Mérad, Valérie Bonneton, Eric Elmosnino, Max Boublil, Lou De Lâage et Ivry Gitlis accompagnaient ainsi la réalisatrice Danièle Thompson. J’ai pu revoir par la suite (il y a quelques jours) le film dans le cadre d’une projection organisée au siège de Pathé, suivie d’une rencontre et d’un débat avec Danièle Thompson.

Avant de passer au film je vous propose de revivre l’avant-première de janvier grâce à une petite vidéo (la date de sortie du film a été avancée depuis la mise en ligne de cette vidéo, et est donc fausse dans le générique) et à quelques photos.

Album photos sur ma page Facebook : ici

Kad Merad, Valérie Bonneton et Eric Elmosnino à l'avant-première "Des gens qui s'embrassent"

Kad Merad, Valérie Bonneton et Eric Elmosnino à l’avant-première « Des gens qui s’embrassent »

L'équipe du film "Des gens qui s'embrassent" lors de l'avant-première au Gaumont Opéra Capucines

L’équipe du film « Des gens qui s’embrassent » lors de l’avant-première au Gaumont Opéra Capucines

Danièle Thompson, Max Boublil, Lou De Lâage et Ivry Gitlis lors de l'avant-première "Des gens qui s'embrassent"

Danièle Thompson, Max Boublil, Lou De Lâage et Ivry Gitlis lors de l’avant-première « Des gens qui s’embrassent »

Place au film maintenant !

Synopsis : Ça tombe mal l’enterrement de la femme de Zef pendant que Roni marie sa fille ! Cet événement inattendu aggrave les conflits entre les deux frères que tout sépare déjà : métiers, femmes, austérité religieuse de l’un, joie de vivre de l’autre, tout, à part leur vieux père au cerveau en vadrouille et leurs deux filles qui s’adorent. Entre Londres, Paris, Saint-Tropez et New York, affrontements, malentendus, trahisons, vont exploser le paysage de la famille, mais grâce à ces disputes, à ces réconciliations chaotiques, vont naître une grande histoire d’amour… et peut-être deux.

Aron (Ivry Gitlis), un père qui essaie de conserver le lien fraternel entre ses deux fils Roni (Kad Merad) et Zef (Eric Elmosnino)

Aron (Ivry Gitlis), un père qui essaie de conserver le lien fraternel entre ses deux fils Roni (Kad Merad) et Zef (Eric Elmosnino)

Critique : La première projection m’avait laissé une bonne impression. Mais j’ai encore mieux apprécié le film en le revoyant quelques mois plus tard, et avec certaines informations données par Danièle Thompson lors du débat. L’histoire est originale et intéressante, on se retrouve au cœur d’une famille unie pour les grands événements (mariage, enterrements…), c’est à dire bien peu souvent et jamais très longtemps… Du couple un peu bling-bling au couple de musiciens beaucoup plus terre à terre, les différences sont flagrantes. Seuls vrais traits d’unions : un père vieillissant et malade, qui perd la tête mais pas l’amour pour sa famille. Et les filles des deux couples : un peu (beaucoup ?) à l’image de leurs parents respectifs, les deux cousines sont très proches et semblent se compléter à merveille. Sans oublier un homme… On alterne entre des scènes comiques (dont certaines plutôt barrées) et des scènes plus posées, calmes, émouvantes pour certaines. Comme à son habitude, Danièle Thompson gère très bien son impressionnant casting. Kad Merad et Eric Elmosnino se complètent très bien dans les rôles de deux frères que tout oppose. Monica Bellucci casse complètement son image en jouant une sorte de cruche que le luxe semble avoir mise sur un nuage. Valérie Bonneton est fidèle à elle-même, drôle et énergique. Ivry Gitlis est très touchant dans le rôle du (grand-)père, et lui apporte sa touche d’humanité et de sagesse, à l’image du musicien qu’il est avant tout. Max Boublil est une bonne surprise, je ne connaissais de lui que ses premières chansons et ses sketches. Mais la principale lumière de ce film vient de ses deux jeunes interprètes : Clara Ponsot (déjà aperçue dans « Les Infidèles« ) et Lou De Lâage (également à l’affiche de « Jappeloup« ). Elles sont belles, elles ont du talent, et incarnent à la perfection leurs personnages à la fois éloignés et complices. Bref j’ai passé un bon moment devant ce film, bien que ce soit une comédie on ne rit pas en permanence, mais cela fait à mon sens partie du style de Danièle Thompson dont j’avais déjà beaucoup aimé « Fauteuils d’orchestres ».

Noga (Lou De Lâage) se retrouve bien malgré elle au coeur de l'histoire... Une histoire compliquée !

Noga (Lou De Lâage) se retrouve bien malgré elle au coeur de l’histoire… Une histoire compliquée !

Ma note : 3,5/5

Photos/affiche du film : www.allocine.fr (Fiche du film ici)
Photos et vidéo avant-première : CinéScrat

Jappeloup [avant-première] [note : 5/5]

J’avais noté depuis quelques temps déjà la date de sortie de « Jappeloup ». D’une part parce que j’ai toujours eu un intérêt certain pour tout ce qui touche à la compétition, au sport, et aux coulisses des exploits (ou échecs) sportifs; et d’autre part en raison de l’implication de Guillaume Canet sur ce film. Bien que n’étant pas réalisateur de celui-ci, je me doutais qu’on retrouverait malgré tout sa patte, et j’avais lu des informations alléchantes sur la genèse et le tournage de ce film (notamment le fait qu’il avait lui-même réalisé toutes les figures à cheval). Voilà pourquoi lorsque j’ai appris qu’une avant-première officielle mais néanmoins publique était organisée au Grand Rex, j’ai aussitôt réservé ma place. Arrivé en avance sur les lieux, j’ai pu constater que le public était assez hétéroclite : il y avait assurément beaucoup de passionnés d’équitation, et de pratiquants (je suppose que de nombreux clubs d’équitation ont organisé une sortie pour l’occasion). Mais aussi des gens qui, comme moi, venaient pour découvrir un peu ce monde, et notamment la carrière exceptionnelle de Pierre Durand et de son cheval Jappeloup. Petite déception en prenant place dans la (magnifique) grande salle : seul le balcon était accessible aux gens ayant payé leur place. L’orchestre était réservé à l’équipe du film et à ses invités prestigieux, et la mezzanine était également accessible sur invitation. Tant pis, j’ai pris place au 1er rang en me disant que je ne pouvais pas être mieux placé pour faire des photos… Après un rapide discours de l’un des producteurs, le film nous a été projeté, et c’est à la fin que l’équipe du film est montée sur scène pour nous parler du film et de sa genèse pendant près d’un quart d’heure. Un moment très intéressant, instructif, et aussi beaucoup d’émotion notamment pour le réalisateur Christian Duguay et pour Guillaume Canet, fiers de nous présenter leur bébé.

Avant de passer au film je vous propose de revivre cette avant-première avec une vidéo (un peu longue mais cela en vaut la peine) et quelques photos :

La salle du Grand Rex prête à accueillir la projection en avant-première de "Jappeloup"

La salle du Grand Rex prête à accueillir la projection en avant-première de « Jappeloup »

La salle du Grand Rex prête à accueillir la projection en avant-première de "Jappeloup"

La salle du Grand Rex prête à accueillir la projection en avant-première de « Jappeloup »

L'équipe du film "Jappeloup" à l'issue de la projection

L’équipe du film « Jappeloup » à l’issue de la projection

Album photo de l’avant-première sur ma page Facebook (ici)

Place au film maintenant !

Synopsis : Au début des années 80, abandonnant une carrière d’avocat prometteuse, Pierre Durand se consacre corps et âme à sa passion, le saut d’obstacle. Soutenu par son père, il mise tout sur un jeune cheval auquel personne ne croit vraiment : Jappeloup. Trop petit, trop caractériel, trop imprévisible, il a de nombreux défauts mais une détente et des aptitudes remarquables. De compétition en compétition, le duo progresse et s’impose dans le monde de l’équitation. Mais les JO de Los Angeles sont un terrible échec et Pierre prend alors conscience de ses faiblesses. Avec l’aide de Nadia, sa femme, et de Raphaëlle, la groom du cheval, Pierre va regagner la confiance de Jappeloup et construire une relation qui va les mener aux JO de Séoul en 1988.

Pierre Durand (Guillaume Canet) entouré par ses parents (Daniel Auteuil et Marie Bunel)

Pierre Durand (Guillaume Canet) entouré par ses parents (Daniel Auteuil et Marie Bunel)

Critique : L’histoire de Pierre Durand et son cheval Jappeloup ? Je n’en connaissais que le strict minimum, et encore c’est grâce au film que j’en ai entendu parler pour la première fois. Je n’ai pas cherché à en savoir davantage, préférant attendre le film pour découvrir. Comme je le disais plus haut, je ne connais quasiment rien à l’équitation ni aux chevaux. Les seules choses que je sais je les dois à ma cousine dont c’est la passion. Et pourtant je ne me suis pas ennuyé une seule seconde au cours de ce film qui dure quand-même 2h10 ! Honnêtement j’aurais accepté sans problème une vingtaine de minutes supplémentaires pour traiter ou approfondir certains sujets ou passages qui ont été traités très rapidement voire éludés. Je me suis dès le départ intéressé aux personnages, à leur histoire, et ai appris pas mal de chose sur l’équitation. « Jappeloup » ? C’est certes l’histoire d’un cavalier et d’un cheval hors du commun, qui sont passés en deux olympiades de la cruelle désillusion à la gloire. Mais ce n’est pas que ça ! C’est aussi l’histoire d’un jeune homme tiraillé entre sa famille et sa propre ambition, sa passion pour le cheval étant… à cheval (pardon) entre les deux ! Un homme au caractère parfois difficile, qui va apprendre beaucoup de son échec et ainsi changer. Un homme qui tombe amoureux, un homme qui parfois doute et se remet à rêver… Beaucoup d’aspects humains sont traités dans ce film ! Et je crois qu’un passage important avec Lou De Lâge et Guillaume Canet est à montrer dans toutes les centres d’équitation, pour son côté pédagogique et tellement vrai… « Jappeloup » ? C’est une histoire passionnante, belle, émouvante, parfois drôle et parfois triste, un film qui nous prend aux tripes par la beauté des images, la puissance de certaines scènes, et surtout le talent de ses interprètes. Le film sort probablement trop tôt, mais je trouverais mérité que Guillaume Canet reçoive un César pour son rôle de Pierre Durand. Un rôle qui ne pouvait – quand on connaît son histoire personnelle – que lui revenir, plus qu’à n’importe qui. Un rôle (et un film) dans lequel il s’est profondément investi. D’où son émotion lors de l’avant-première. Un rôle qui nous rappelle (au cas où on l’aurait oublié) que ce réalisateur de talent est aussi un des meilleurs acteurs de sa génération. Difficile de briller à ses côtés ? Loin de là… Les seconds rôles sont également joués avec efficacité par Daniel Auteuil, Lou De Lâage (pour ne citer qu’eux), et bien entendu Marina Hands, elle aussi dans son élément. Alors oui, j’ai eu un véritable coup de coeur pour ce film, et que vous soyiez passionné d’équitation ou carrément étranger à cette discipline, je vous le recommande.

Raphaëlle (Lou De Lâage) s'occupe de Jappeloup, le cheval de Pierre Durand (Guillaume Canet) sous les yeux de Dalio (Jacques Higelin) et Serge Durand (Daniel Auteuil)

Raphaëlle (Lou De Lâage) s’occupe de Jappeloup, le cheval de Pierre Durand (Guillaume Canet) sous les yeux de Dalio (Jacques Higelin) et Serge Durand (Daniel Auteuil)

Ma note : 5/5

Photos/affiche du film : www.allocine.fr (Fiche du film ici)
Photos et vidéo avant-première : CinéScrat
Album photo de l’avant-première sur ma page Facebook (ici)

Vive la France [avant-première] [note : 5/5]

La première fois que j’ai entendu parler de ce film, je me suis dit « ils sont fous » mais j’ai tout de suite été impatient de le découvrir. Michael Youn, José Garcia, ces deux noms suffisaient à me convaincre. Il y a quelques années j’avais découvert « par accident » le premier film de Michael Youn en tant que réalisateur, « Fatal », et avais été agréablement surpris par ce film drôle et parodique mais dégageant toute la sensibilité de l’ancien boss du Morning Live, et bien loin d’être idiot ! Voilà pourquoi, lorsque la tournée promo a débuté en province, j’ai attendu avec impatience les dates des avant-premières franciliennes, espérant bien aller à l’une d’elles. Au final, j’ai participé à trois avant-premières en compagnie de l’équipe de « Vive la France »… (Record pour ma part) La première début février, au Pathé Quai d’Ivry. Salle assez grande, presque remplie, ambiance sympa mais plutôt timide… Franck Gastambide s’est joint au trio Isabelle Funaro, José Garcia et Michael Youn pour l’occasion. La troisième et dernière, veille de la sortie du film, à l’UGC Ciné Cité Bercy, avec une nouvelle fois le réalisateur des Kaïra mais aussi Ary Abittan et le producteur Ilan/Alain Goldman. Salle bien remplie, moment sympathique avec l’équipe du film, et notamment un Ary Abittan déchaîné. Mais ma préférée restera celle de la veille, à l’UGC Ciné Cité Rosny, la meilleure adresse de la région pour vivre une avant-première mémorable. Le trio Funaro/Garcia/Youn a été accueilli dans une ambiance de feu, et nous a parlé du film et du tournage pendant presque un quart d’heure. Ils étaient visiblement heureux d’être là, et d’être accueillis de la sorte.

Avant de passer au film je vous propose de revivre ces trois avant-premières avec quelques photos et vidéos CinéScrat :

– Pathé Quai d’Ivry (lundi 04/02/2013) :

Album photos sur ma page Facebook : ici

– UGC Ciné Cité Rosny (lundi 18/02/2013) :

Album photos sur ma page Facebook : ici

– UGC Ciné Cité Bercy (mardi 19/02/2013) :

Album photos sur ma page Facebook : ici

José Garcia, Isabelle Funaro, Michael Youn et Franck Gastambide au Pathé Quai d'Ivry

José Garcia, Isabelle Funaro, Michael Youn et Franck Gastambide au Pathé Quai d’Ivry

José Garcia, Isabelle Funaro et Michael Youn à l'UGC Ciné Cité Rosny

José Garcia, Isabelle Funaro et Michael Youn à l’UGC Ciné Cité Rosny

Ilan Goldman, José Garcia, Franck Gastambide, Ary Abittan, Isabelle Funaro et Michael Youn à l'UGC Ciné Cité Bercy

Ilan Goldman, José Garcia, Franck Gastambide, Ary Abittan, Isabelle Funaro et Michael Youn à l’UGC Ciné Cité Bercy

Place au film maintenant !

Synopsis : Muzafar et Feruz sont deux gentils bergers du Taboulistan… tout petit pays d’Asie centrale dont personne ne soupçonne l’existence. Afin de faire connaître son pays sur la scène internationale, le fils du président tabouli décide de se lancer dans le terrorisme «publicitaire» et de confier à nos deux bergers, plus naïfs que méchants, la mission de leur vie : détruire la Tour Eiffel ! Pour atteindre leur objectif, ils devront traverser le milieu le plus hostile qui soit : la France ! Une France, bien loin de l’Occident qu’on leur avait décrit : entre les nationalistes corses, les policiers zélés, les taxis malhonnêtes, les supporters violents, les employés râleurs, les serveurs pas-aimables, les administrations kafkaïennes et les erreurs médicales… rien ne leur sera épargné. Ils rencontreront heureusement Marianne, jeune et jolie journaliste qui, pensant qu’ils sont deux sans-papiers, les aidera à traverser ces épreuves et leur fera découvrir un autre visage de la France… Celui d’une terre d’accueil, magnifique et généreuse, où il fait si bon vivre. Vive la France !

Feruz (Michael Youn) et Muzafar (José Garcia) sont un peu perdus en arrivant sur le sol français... Ou plutôt corse...

Feruz (Michael Youn) et Muzafar (José Garcia) sont un peu perdus en arrivant sur le sol français… Ou plutôt corse…

Critique : La note ne ment pas, n’est pas exagérée, c’est pour moi un coup de coeur ! Dès la première projection j’avais déjà hâte de revoir le film. Et le voir trois fois avant sa sortie (dont deux en deux jours) ne m’a nullement dérangé, bien au contraire. Ce film regorge de bons moments, de fous rires et de sympathiques clins d’oeil façon hommage à la France, ses magnifiques paysages, certaines traditions et certaines chansons. Mais Michael Youn a su aussi taper avec subtilité sur certains travers des Français… La caricature est à peine exagérée ! Que ce soit sur les scènes du Taboulistan (dont la langue et les emblèmes sont truffés de subtils jeux de mots et clins d’oeil) ou sur les scènes françaises, le duo Michael Youn – José Garcia est au top ! Passé le fou rire en découvrant leur aspect physique, leur accent, leurs coutumes, on suit leurs (més)aventures tout au long du film en se demandant jusqu’où ils vont aller dans la malchance et les accidents de parcours… Les deux comédiens s’en donnent à coeur joie, et cela renforce le comique naturel de la plupart des scènes. A leurs côtés, on retrouve la sublime Isabelle Funaro (mais pourquoi ne la voit-on que dans les films de son époux ? Cette actrice a un indéniable talent !) et aussi quelques seconds rôles particulièrement savoureux, mention spéciale à Ary Abittan, Jérôme Commandeur et surtout Franck Gastambide (vous n’êtes pas prêts d’oublier Chouky…) Les amateurs de rugby apprécieront un chapitre du film, pour son contenu et aussi la présence d’anciens joueurs du XV de France 😉 Si le film tape donc gentiment sur les Français et certains de leurs mauvais côtés, c’est aussi une belle déclaration d’amour à leurs bons côtés. Comme le dit si bien Michael Youn, c’est sa « déclaration d’humour à la France » ! Bref tout cela pour dire que j’ai passé (à trois reprises) un excellent moment, ce film fait (beaucoup) rire et donne le sourire ! Pourquoi certains films ne seraient-ils pas remboursés par la Sécurité Sociale ? Un conseil : restez jusqu’à la fin du générique ! Pas de scène supplémentaire mais un sympathique bonus !

Heureusement ils vont pouvoir compter sur l'aide d'une journaliste, Marianne Bouvier (Isabelle Funaro)

Heureusement ils vont pouvoir compter sur l’aide d’une journaliste, Marianne Bouvier (Isabelle Funaro)

Ma note : 5/5

Petit bonus en rapport avec le film :

Photos/affiche du film : www.allocine.fr (Fiche du film ici)
Photos avant-première : CinéScrat
Vidéos avant-première : Caro pour CinéScrat (Ivry et Rosny), CinéScrat (Bercy)

Amitiés sincères [avant-première] [note : 5/5]

Cela faisait des années que je n’étais pas retourné à une avant-première de l’UGC Ciné Cité Les Halles (simplement par manque de temps et d’occasions). Mais l’opportunité d’y voir Gérard Lanvin m’a convaincu de franchir le pas la semaine dernière pour « Amitiés sincères », film que j’avais noté dans mes priorités depuis quelques temps déjà. Je suis donc arrivé comme à mon habitude  un peu plus d’une heure en avance (réservation via carte UGC oblige), ai longuement patienté devant la salle 10 et ai enfin pu prendre place où je le souhaitais : au milieu du premier rang ! Il ne restait plus que quelques minutes avant de découvrir le film, et de voir qui avait fait le déplacement parmi l’équipe ! Plus le temps passait, et plus il me semblait voir passer devant moi des têtes connues… Des gens probablement déjà vus dans des films ou à la télé… Sans compter qu’il me semblait bien avoir vu Catherine Marchal dans l’enceinte du cinéma… (ce que j’ai pu confirmer par la suite pour l’avoir croisée en sortant de la salle !) Bref tout semblait indiquer qu’il s’agissait d’une avant-première particulière, avec beaucoup d’invités dans la salle et donc probablement la présence d’une bonne partie du casting pour présenter le film ! Impression confirmée lorsque le directeur de l’UGC Ciné Cité Les Halles a appelé les deux réalisateurs, Stéphan Archinard et François Prévôt-Leygonie, puis la co-scénariste Marie-Pierre Huster, et enfin les acteurs Ana Girardot, Zabou Breitman, Jean-Pierre Lorit, Wladimir Yordanoff, Jean-Hugues Anglade et Gérard Lanvin. Nous avons eu droit à des informations sur la genèse du film, le tournage, un petit coup de gueule de Gérard Lanvin (contre une grande maison de production française qui a failli faire capoter le projet) et beaucoup de remerciements. Puis ce fut l’heure des applaudissements, et de la projection du film. Pour ma part j’étais déjà satisfait, avec quelques photos et vidéos en poche 🙂

Avant de passer au film je vous propose de revivre cette avant-première avec quelques photos et une vidéo réalisées par mes soins.

Jean-Hugues Anglade (acteur) et Marie-Pierre Huster (co-scénariste) entourés par les deux réalisateurs, Stéphan Archinard et François Prévôt-Leygonie

Jean-Hugues Anglade (acteur) et Marie-Pierre Huster (co-scénariste) entourés par les deux réalisateurs, Stéphan Archinard et François Prévôt-Leygonie

Jean-Pierre Lorit, Zabou Breitman et Ana Girardot

Jean-Pierre Lorit, Zabou Breitman et Ana Girardot

Gérard Lanvin et Wladimir Yordanoff

Gérard Lanvin et Wladimir Yordanoff

Place au film maintenant !

Synopsis : Walter Orsini aime la pêche, un peu. Il aime la grande cuisine et les bons vins, beaucoup.
Il aime aussi Paul et Jacques, ses amis d’une vie, passionnément.
Il aime surtout Clémence, sa fille de 20 ans, à la folie.
Mais il n’aime pas le mensonge. Pas du tout.
Walter Orsini pense qu’en amitié comme en amour, on se dit tout.
Il ne le sait pas encore, mais il se trompe…

Paul (Jean-Hugues Anglade), Walter (Gérard Lanvin) et Jacques (Wladimir Yordanoff) se réunissent tous les mercredis midi pour boire du bon vin entre amis

Paul (Jean-Hugues Anglade), Walter (Gérard Lanvin) et Jacques (Wladimir Yordanoff) se réunissent tous les mercredis midi pour boire du bon vin entre amis

Critique : Je n’irai pas par quatre chemins : « Amitiés sincères » est pour moi un véritable coup de coeur ! J’ai pris beaucoup de plaisir à faire connaissance avec ces trois amis de longue date, leurs petites habitudes, mais aussi leurs cachotteries et « trahisons »… A découvrir cette jeune fille tiraillée entre l’amour de son père (très/trop ?) protecteur, et l’amour qu’elle ressent pour l’un des meilleurs amis de celui-ci, qui pourrait donc être son propre père… L’amitié profonde, l’amour, la complicité, le doute, tout est magnifiquement interprété par le trio d’acteurs principaux (Lanvin, Anglade, Yordanoff) et par la sublime Ana Girardot. A leurs côtés on retrouve des seconds rôles efficaces, notamment la toujours impeccable Zabou Breitman. Ce film est émouvant, touchant, mais aussi drôle avec des répliques ou situations comiques savamment distillées. Alors les sceptiques avanceront que l’on a déjà vu plusieurs fois Gérard Lanvin en père protecteur (Camping, Le Fils à Jo, et même L’âge de glace 4 par sa voix), mais il le fait très bien alors pourquoi changer une recette qui gagne ? D’autant plus que Gérard Lanvin n’a plus à prouver l’étendue de son talent ni de son répertoire. J’ai vraiment adoré ce film, jusqu’au générique de fin, avec un titre de circonstance. « Amitiés sincères » nous donne le sourire, la patate, sincèrement !

Walter (Gérard Lanvin) sur-protège sa fille Clémence (Ana Girardot), sous les yeux de ses amis Paul (Jean-Hugues Anglade) et Jacques (Wladimir Yordanoff)

Walter (Gérard Lanvin) sur-protège sa fille Clémence (Ana Girardot), sous les yeux de ses amis Paul (Jean-Hugues Anglade) et Jacques (Wladimir Yordanoff)

Ma note : 5/5

Petit bonus en rapport avec le film :

Photos/affiche du film : www.allocine.fr (Fiche du film ici)
Photos avant-première : CinéScrat
Vidéo avant-première : CinéScrat
Album photo de l’avant-première sur ma page Facebook (ici)

Forces spéciales (+ avant-première)

Affiche du film "Forces spéciales"

Affiche du film "Forces spéciales"

J’avais vaguement eu vent, l’année dernière, au détour d’une photo et d’un rapide commentaire, du tournage de ce film dans des conditions difficiles. Mais c’est surtout grâce à un ami militaire à la Gendarmerie Nationale (lequel se reconnaîtra), qui attendait de voir ce film avec impatience depuis de longs mois, que je m’y suis intéressé, et que j’ai eu moi aussi hâte de le découvrir. L’occasion idéale s’est présentée : avant-première organisée à l’UGC Ciné Cité Rosny en présence de l’équipe du film (présentation puis débat). Sujet intéressant, casting de haut niveau, réalisateur certes débutant en ce qui concerne les longs métrages mais qui connaît parfaitement son sujet et a tourné notamment pour « Envoyé Spécial » le superbe documentaire « L’école des Bérets Verts » sur la sélection des jeunes marins qui souhaitent intégrer les rangs des commandos Marine, ce film avait tout pour me plaire. Je ne m’attendais pourtant pas à prendre une telle claque !

La journaliste Elsa Casanova (Diane Kruger), grand reporter, a été prise en otage par les Talibans

La journaliste Elsa Casanova (Diane Kruger), grand reporter, a été prise en otage par les Talibans

Nous sommes en Afghanistan, dans un village reculé. Elsa Casanova est grand reporter et, en compagnie de son guide Amin, n’hésite pas à prendre d’énormes risques pour couvrir un sujet qui lui tient à cœur, en dénonçant notamment la dure condition féminine sous le régime des Talibans. Lorsqu’elle apprend par une jeune femme qu’elle interviewe régulièrement en cachette qu’elles sont toutes les deux démasquées par Zaief, un puissant chef Taliban, elle devrait fuir tant qu’il en est encore temps, mais elle préfère tout faire pour sauver la jeune femme, condamnée à une mort certaine et atroce. La jeune journaliste et son accompagnateur finissent par se faire capturer, les Talibans peuvent alors se targuer d’avoir fait deux otages de plus… En France, la nouvelle remonte rapidement jusqu’au Chef de l’État, qui exige que tout soit mis en œuvre pour récupérer la journaliste vivante. Des membres des Forces Spéciales sont déjà en route pour une mission de reconnaissance en territoire hostile. Les ordres évoluent suite à la diffusion d’une vidéo montrant les Talibans massacrer un homme sous les yeux d’Elsa – son contact afghan – et la menacer sans équivoque… Kovax, Tic-Tac, Lucas, Elias, Victor et Marius, six hommes anonymes mais dévoués corps et âmes à leur patrie, deviennent ainsi l’ultime espoir pour les otages. La mission des six militaires des Forces Spéciales est donc de ramener vivants Elsa Casanova et son accompagnateur afghan Amin. Les six hommes parviennent rapidement à localiser et délivrer les deux otages mais, après un accrochage, doivent abandonner du matériel technique et échapper aux Talibans qui se lancent à leur poursuite. Dans des contrées hostiles et sans aucun moyen de communication avec le Commandement des Opérations Spéciales, les six hommes vont devoir échapper tant bien que mal à des guerriers beaucoup plus nombreux qu’eux, faire preuve d’une bravoure et d’un esprit d’équipe exemplaires pour avoir une chance de mener à bien leur mission. Au péril de leurs propres vies, ils veulent et doivent protéger et sauver Elsa et Amin. A leurs trousses, le chef Zaief est déterminé : pour sauver sa place, son honneur, il doit laver cet affront dans le sang, et tuer la journaliste… Il dispose pour cela de moyens importants… C’est une lutte sans merci qui va s’étaler sur de longues journées, obligeant les six hommes et les deux otages à puiser au fond de leurs ressources physiques et morales. Sans jamais avoir la moindre certitude de s’en sortir. Et en voyant leurs chances de survie diminuer d’instant en instant…

Une partie du commando des Forces spéciales envoyé en mission pour ramener Elsa vivante : Lucas (Denis Ménochet), Elias (Raphaël Personnaz), Kovax (Djimon Hounsou) et Tic-tac (Benoît Magimel)

Une partie du commando des Forces spéciales envoyé en mission pour ramener Elsa vivante : Lucas (Denis Ménochet), Elias (Raphaël Personnaz), Kovax (Djimon Hounsou) et Tic-tac (Benoît Magimel)

Quel film ! Que d’émotions ! Stéphane Rybojad nous plonge dans une réalité atroce, on a l’impression d’être aux côtés de ces hommes et de cette femme, de vivre leur lutte impitoyable pour survivre, leurs montées d’adrénaline, leurs doutes, les hauts et les bas qui arrivent nécessairement au sein d’un petit groupe. On a envie de courir avec eux, de se battre à leurs côtés, leurs ennemis deviennent les nôtres, et on doit régulièrement retenir notre souffle, trembler sur nos sièges… Les acteurs sont exceptionnels : que ce soit Benoît Magimel, Djimon Hounsou, Denis Ménochet, Alain Figlarz, Raphaël Personnaz ou Diane Kruger, sans oublier Mehdi Nebbou, chacun s’est investi à fond dans son personnage, et on n’a quasiment jamais l’impression d’être dans un film tant tout semble réel. Et puis il y a Marius ! Pour celles et ceux qui ont vu le documentaire pré-cité, Marius y est l’instructeur que l’on voit régulièrement. Charisme, efficacité, combativité, autorité, nombreuses sont les qualités de cette force de la nature qui a un sacré sens de la répartie (et de savoureuses expressions). Il est respecté de tous et n’a donc pas eu à faire semblant pour interpréter son propre rôle. Au cours d’un tournage physiquement très éprouvant, tourné dans plusieurs pays (notamment au Tadjikistan), Stéphane Rybojad a su impliquer, filmer ses acteurs et les scènes de guerre au plus près et au plus juste, ce qui donne à l’écran un résultat des plus prenants. Vous l’aurez compris, j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce film que je vous recommande vivement, pour ses nombreuses qualités et les émotions fortes qu’il véhicule. Rendez-vous en salles à partir du 2 novembre 2011.

Ma note : 5/5.

Un bonus est disponible ici

Elsa Casanova (Diane Kruger), Kovax (Djimon Hounsou), Tic-tac (Benoît Magimel), Lucas (Denis Ménochet), Elias (Raphaël Personnaz), Victor (Alain Figlarz) et Marius

Elsa Casanova (Diane Kruger), Kovax (Djimon Hounsou), Tic-tac (Benoît Magimel), Lucas (Denis Ménochet), Elias (Raphaël Personnaz), Victor (Alain Figlarz) et Marius

Un mot sur l’avant-première organisée à l’UGC Ciné Cité Rosny. Le réalisateur Stéphane Rybojad et l’acteur Raphaël Personnaz sont venus nous présenter le film, puis répondre à nos nombreuses questions lors d’un débat à l’issue de la projection. Beaucoup d’émotion dans la salle, le film a visiblement conquis le public. Stéphane et Raphaël nous ont raconté comment le film a été préparé – avec notamment un stage en compagnie des commandos de Lorient pour les acteurs, et quelques sympathiques anecdotes -, dans quelles conditions a eu lieu le tournage, fait de longs déplacements dans des contrées reculées et de rencontres inoubliables, et à quel point la plupart des membres de l’équipe du film ont été marqués par cette expérience. Un dialogue passionnant avec le public qui s’est prolongé par la suite en comité plus restreint, avec un Raphaël et un Stéphane particulièrement disponibles et enthousiastes pour discuter et prendre des photos. Une rencontre vraiment agréable et sympathique. Un grand merci à eux deux ! Merci également au personnel de l’UGC Ciné Cité Rosny pour leur gentillesse et l’excellente organisation, ainsi que la bonne ambiance tout au long de cette soirée. Quelques photos prises à cette occasion :

Le directeur de l'UGC Ciné Cité Rosny présente aux spectateurs l'acteur Raphaël Personnaz et le réalisateur Stéphane Rybojad, avant la projection en avant-première du film "Forces spéciales"

Le directeur de l'UGC Ciné Cité Rosny présente aux spectateurs l'acteur Raphaël Personnaz et le réalisateur Stéphane Rybojad, avant la projection en avant-première du film "Forces spéciales"

Raphaël Personnaz joue le rôle d'Elias dans le film

Raphaël Personnaz joue le rôle d'Elias dans le film

"Forces spéciales" est le premier long-métrage de Stéphane Rybojad, réalisateur de nombreux documentaires sur les forces armées françaises

"Forces spéciales" est le premier long-métrage de Stéphane Rybojad, réalisateur de nombreux documentaires sur les forces armées françaises

Beaucoup de questions pour Raphaël Personnaz et Stéphane Rybojad

Beaucoup de questions pour Raphaël Personnaz et Stéphane Rybojad

Raphaël Personnaz répond aux questions du public de Rosny

Raphaël Personnaz répond aux questions du public de Rosny

Stéphane Rybojad parle avec passion de son film aux spectateurs de Rosny

Stéphane Rybojad parle avec passion de son film aux spectateurs de Rosny

Le débat à l'issue de la projection, en compagnie de Raphaël Personnaz et Stéphane Rybojad, a duré plus d'une demie-heure

Le débat à l'issue de la projection, en compagnie de Raphaël Personnaz et Stéphane Rybojad, a duré plus d'une demie-heure

La salle 11 de l'UGC Ciné Cité Rosny était bien remplie pour cette avant-première du film "Forces spéciales"

La salle 11 de l'UGC Ciné Cité Rosny était bien remplie pour cette avant-première du film "Forces spéciales"

Photos film : www.allocine.fr (Fiche du film ici)
Photos avant-première : CinéScrat

Intouchables (+ avant-premières)

Affiche du film "Intouchables"

Affiche du film "Intouchables"

C’est grâce à une invitation de l’équipe cinéma de canalplus.fr que j’ai pu découvrir, il y a quelques semaines, le film « Intouchables », lors d’une projection privée suivie d’une rencontre avec les deux réalisateurs, Eric Toledano et Olivier Nakache. J’ai eu un tel coup de cœur pour ce film que j’ai profité d’une avant-première organisée à l’UGC Ciné Cité Rosny, en présence de l’équipe du film, pour retourner le voir une seconde fois avant sa sortie, prévue le 2 novembre. Allez voir ce film, François Cluzet et Omar Sy vous toucheront autant qu’ils vous feront rire !

Driss (Omar Sy) et Philippe (François Cluzet) apprennent à se connaître...

Driss (Omar Sy) et Philippe (François Cluzet) apprennent à se connaître...

Deux hommes dans une voiture. Le conducteur s’impatiente à un feu rouge et décide de passer la vitesse supérieure. La balade tranquille prend alors des airs de rallye urbain, pour se transformer en course-poursuite lorsque la Police intervient. Le conducteur et son passager font un pari… On comprend rapidement que le passager est handicapé et que le jeune homme au volant veut lui changer les idées. Qui sont-ils ? Que font-ils ? Flashback. Driss sort tout juste de prison et retourne vivre dans sa banlieue, auprès des siens. Mais sa mère refuse de l’entretenir, de cautionner ses frasques, et lui interdit de remettre les pieds au domicile familial tant qu’il n’aura pas changé. En attendant, l’objectif du jeune homme est de toucher l’allocation chômage et il doit pour cela passer des entretiens… C’est ainsi qu’il se retrouve dans un luxueux appartement parisien, domicile de Philippe, un riche tétraplégique qui doit recruter un nouvel aide à domicile. L’homme vit dans un fauteuil depuis des années, conséquence d’un tragique accident de parapente. Driss dépare parmi les autres candidats, venus se vendre pour obtenir le poste : en effet, son unique objectif est d’obtenir une signature pour les Assedic, pourquoi pas assortie du numéro de portable de Magalie, la jolie assistante de Philippe… Il ressort avec un rendez-vous pour le lendemain à 9h. Et en guise d’attestation, il obtient une période d’essai… Voilà comment débute, tout à fait par hasard, sur une sorte de coup de cœur, une belle collaboration et une belle amitié entre deux hommes que tout oppose : le jeune banlieusard et le riche tétraplégique. Driss se retrouve dans un monde qu’il ne connaissait pas, et découvre à la fois le luxe de son cadre de travail et le handicap, quotidien de son nouveau patron. Le jeune aide à domicile souhaite, au fond de lui, se racheter auprès de sa famille, se ranger, et pouvoir devenir la fierté de sa mère et de ses jeunes frères et sœurs. L’homme en fauteuil roulant, pour sa part, souhaite un quotidien moins conventionnel, plus spontané, et sent qu’avec Driss à ses côtés il va pouvoir vivre dans une sorte d’insouciance, sans que son handicap ne soit au centre de tout, sans devoir subir en permanence pitié et compassion ni vivre dans l’ennui. Pour ces deux là, assurément, une nouvelle vie commence…

Yvonne (Anne Le Ny) et Driss (Omar Sy) aident Philippe (François Cluzet) à se préparer avant un rendez-vous...

Yvonne (Anne Le Ny) et Driss (Omar Sy) aident Philippe (François Cluzet) à se préparer avant un rendez-vous...

Décidément, en ce moment le cinéma français me plait et me touche beaucoup ! Le sujet d’ « Intouchables » ne prête pourtant pas, à la base, à rire. Mais les deux réalisateurs sont parvenus à raconter une belle histoire – inspirée d’une histoire vraie et de personnages réels – bourrée d’humour et d’émotion, magnifiquement interprétée par François Cluzet (Philippe) et Omar Sy (Driss). Ces deux acteurs sont excellents, crédibles, justes. Et on sent qu’une belle complicité s’est instaurée entre eux, à l’image de leurs personnages. On se marre beaucoup – notamment avec une bonne quantité de répliques « qui tuent » – mais on est aussi touchés par la vie que doit mener Philippe et par cette rencontre improbable mais décisive avec Driss. Un très beau film qui a déjà séduit beaucoup de gens notamment au Festival d’Angoulême mais aussi dans les salles UGC puisqu’il a reçu le Label des spectateurs UGC. Je vous recommande donc vivement ce film qui vous fera passer un très bon moment, et vous donnera la pêche !

Ma note : 5/5.

Un bonus est disponible ici (musiques du film, du générique de début et du générique de fin)

Driss (Omar Sy), Philippe (François Cluzet), une belle histoire de complicité, d'amitié

Driss (Omar Sy), Philippe (François Cluzet), une belle histoire de complicité, d'amitié

Un mot tout d’abord sur la projection privée organisée par Canal +. C’était la seconde fois que j’avais la chance et le plaisir d’assister à ce type de soirée, après l’excellent « La guerre est déclarée« . J’avais déjà beaucoup aimé les précédents films du duo Toledano-Nakache (« Je préfère qu’on reste amis » puis « Nos jours heureux », j’ai hélas loupé « Tellement proches ») et étais donc heureux de pouvoir les rencontrer. Ils nous ont raconté beaucoup de choses passionnantes sur la genèse du film, la rencontre avec Philippe Pozzo Di Borgo et Abdel (les vrais Philippe et Driss), le tournage… On a ainsi pu apprendre que d’autres réalisateurs avaient déjà tenté d’adapter cette histoire au cinéma, mais que Philippe Pozzo Di Borgo avait refusé car il ne se reconnaissait pas dans les histoires qui lui furent proposées. Il souhaitait à tout prix que le film soit une comédie se servant de son handicap plutôt qu’un drame ou un documentaire emplis de pitié et de compassion. C’est lui qui a encouragé les deux réalisateurs à aller encore plus loin sur certaines scènes, pour illustrer au mieux son quotidien, son état d’esprit, ses envies : la vie d’un homme « prisonnier » d’un corps en panne, mais qui a toute sa tête et peut se comporter comme n’importe quel homme valide. Une rencontre intéressante donc. J’en profite pour remercier Eric Toledano et Olivier Nakache pour leur gentillesse et leur disponibilité, ainsi que les équipes cinéma de Canal + (retrouvez-les sur Facebook) pour l’organisation de cette soirée et leur accueil (notamment Jean-Luc Brunet et Jérémy Blier). Quelques photos prises à cette occasion :

Eric Toledano et Olivier Nakache (réalisateurs du film) lors de la projection privée "Intouchables" organisée chez Canal +

Eric Toledano et Olivier Nakache (réalisateurs du film) lors de la projection privée "Intouchables" organisée chez Canal +

Eric Toledano et Olivier Nakache (réalisateurs du film) lors de la projection privée "Intouchables" organisée chez Canal +

Eric Toledano et Olivier Nakache (réalisateurs du film) lors de la projection privée "Intouchables" organisée chez Canal +

Un mot enfin sur l’avant-première organisée à l’UGC Ciné-Cité Rosny : quelle ambiance ! Les deux réalisateurs sont venus à la fin du film, accompagné d’Omar Sy, pour répondre aux (nombreuses) questions posées par le public. Beaucoup d’humour avec un Omar déchaîné (qui a même poussé la chansonnette), de sympathie, et de disponibilité avec une séance photo qui s’est prolongée jusqu’à pratiquement minuit. Un très bon souvenir, une salle unanime quant à la qualité du film, des rires aux éclats… Eric, Olivier et Omar nous ont encouragé à pratiquer le bouche-à-oreille si le film nous avait plu, on ne peut que s’exécuter avec plaisir et leur souhaiter de remplir les salles et de rester longtemps à l’affiche ! Un grand merci à eux trois (sans oublier Chérif, employé d’UGC qui apparait lors d’une scène et était présent) de s’être déplacés, ainsi qu’aux équipes de l’UGC Ciné-Cité Rosny pour l’organisation (et la superbe ambiance) de cette soirée ! Quelques photos prises à cette occasion :

Eric Toledano, Omar Sy et Olivier Nakache lors de l'avant-première "Intouchables" à l'UGC Ciné Cité Rosny

Eric Toledano, Omar Sy et Olivier Nakache lors de l'avant-première "Intouchables" à l'UGC Ciné Cité Rosny

Eric Toledano, co-réalisateur

Eric Toledano, co-réalisateur

Olivier Nakache, co-réalisateur

Olivier Nakache, co-réalisateur

Omar Sy, qui joue le personnage de Driss

Omar Sy, qui joue le personnage de Driss

L'équipe du film "Intouchables" lors de l'avant-première à l'UGC Ciné Cité Rosny. De gauche à droite : le directeur du ciné, Eric Toledano (co-réalisateur), Omar Sy (alias Driss), Olivier Nakache (co-réalisateur) et Chérif (employé UGC qui a un rôle dans le film)

L'équipe du film "Intouchables" lors de l'avant-première à l'UGC Ciné Cité Rosny. De gauche à droite : le directeur du ciné, Eric Toledano (co-réalisateur), Omar Sy (alias Driss), Olivier Nakache (co-réalisateur) et Chérif (employé UGC qui a un rôle dans le film)

La salle 12 de l'UGC Ciné Cité Rosny (390 places) était archi-comble pour cette avant-première où l'ambiance fut mémorable ! Sur l'écran, une petite pub pour la page Facebook du film :-)

La salle 12 de l'UGC Ciné Cité Rosny (390 places) était archi-comble pour cette avant-première où l'ambiance fut mémorable ! Sur l'écran, une petite pub pour la page Facebook du film 🙂

Photos film : www.allocine.fr (Fiche du film ici)
Photos avant-première : CinéScrat

Polisse (+ avant-première)

Affiche du film "Polisse"

Affiche du film "Polisse"

Ce film faisait partie de mes priorités depuis quelques temps déjà, suite aux bonnes critiques à l’occasion du Festival de Cannes 2011 (« Polisse » a reçu le Prix du Jury), mais aussi pour son sujet (j’aime beaucoup ce genre de films proches du documentaire ou inspirés de faits réels), son casting bien fourni, et Maïwenn – la réalisatrice – dont j’avais beaucoup aimé le premier film « Pardonnez-moi ». Lorsque j’ai appris qu’une avant-première était organisée à l’UGC Ciné Cité Noisy-le-Grand en présence de l’équipe du film (ce qui est rare dans ce complexe que je fréquente régulièrement) je m’y suis donc précipité. Et en suis ressorti très touché, et heureux d’avoir vu un très bon film !

La BPM prépare une opération délicate, avec notamment Melissa (Maïwenn), Bamako (Arnaud Henriet), Fred (Joeystarr), Mathieu (Nicolas Duvauchelle), Gabriel (Jérémie Elkaïm), Sue Ellen (Emmanuelle Bercot), Chrys (Karole Rocher) et Nora (Naidra Ayadi)

La BPM prépare une opération délicate, avec notamment Melissa (Maïwenn), Bamako (Arnaud Henriet), Fred (Joeystarr), Mathieu (Nicolas Duvauchelle), Gabriel (Jérémie Elkaïm), Sue Ellen (Emmanuelle Bercot), Chrys (Karole Rocher) et Nora (Naidra Ayadi)

Nadine, Fred, Iris, Mathieu, Chrys, Sue Ellen, Bamako, Nora, Gabriel, sans oublier leur chef Balloo… Autant de personnes d’origines et de caractères différents, avec chacun leurs problèmes personnels (couple, divorce, enfants…), leur sensibilité, leurs hauts et leurs bas, mais tous unis pour une même cause : celle de la BPM, Brigade de Protection des Mineurs. En compagnie d’une jeune photographe, Melissa, mandatée par le Ministère de l’Intérieur pour réaliser un livre de photos sur la BPM, nous découvrons et partageons le quotidien d’une équipe de la BPM : leurs doutes, leurs enquêtes, leurs interrogatoires, leurs déjeuners, leurs interventions, leurs réussites et leurs échecs, leurs pétages de plombs, leurs engueulades… Chacun doit faire face à un quotidien morose, dur, la triste réalité : pédophilie, maltraitance, mineurs forcés à devenir des délinquants, problèmes de sexualité trop débridée entre ados non consentants… Chaque affaire est unique mais mobilise autant les équipes de la BPM, qui ne bénéficie hélas ni des moyens ni du soutien qui lui seraient dus. Au travers de leurs différentes interventions, des différentes affaires, on découvre comment fonctionne cette brigade, les difficultés qu’elle rencontre, ses méthodes de travail, et la façon dont chaque femme et chaque homme qui la compose doit concilier sa propre vie privée avec un travail très prenant, aussi bien physiquement que moralement. Melissa a au départ du mal à se faire accepter par Fred, l’écorché vif de l’équipe, mais petit à petit les deux personnages apprennent à se connaître. Et la photographe peut ainsi se fondre dans l’équipe pour mener à bien son projet…

Nadine (Karin Viard), Iris (Marina Foïs) et Sue Ellen (Emmanuelle Bercot) en pleine intervention

Nadine (Karin Viard), Iris (Marina Foïs) et Sue Ellen (Emmanuelle Bercot) en pleine intervention

Voilà le genre de film à vous coller au siège jusqu’aux dernières lignes du générique. Il dure plus de 2h, ne raconte pas vraiment une histoire en particulier, si ce n’est (en fil conducteur) le quotidien de la BPM avec un focus fait sur la relation au départ houleuse entre Melissa et Fred, mais on ne voit pas le temps passer et on apprend beaucoup de choses. On se sent réellement – comme la photographe, interprétée par Maïwenn, tout un symbole – plongés dans le quotidien de cette Brigade trop peu connue du grand public, qui fait un travail énorme, ingrat, douloureux, mais dont trop d’enfants ne pourraient (hélas) se passer. Certaines scènes sont très dures, pour les idées qu’elles véhiculent (essentiellement des dialogues, lors des interrogatoires notamment). Mais il s’agit de la triste réalité et on n’en est que plus touché. Bouleversé même… Cela fait froid dans le dos ! D’autant plus que le film commence avec la chanson « L’île aux enfants » de Casimir ! Joli contraste avec ce qui suit… Maïwenn a su filmer ces nombreuses scènes avec justesse et pudeur (malgré tout), en laissant une belle part à l’improvisation, et en dirigeant ses acteurs de façon magistrale, les confirmés comme les « novices », après avoir réussi à instaurer un véritable esprit d’équipe entre eux, une cohésion et une proximité qui sautent aux yeux. Joeystarr, qui véhicule encore auprès de certains une image peu reluisante due à son passé, crève véritablement l’écran, et interprète à la perfection le personnage de Fred, ce flic à fleur de peau, écorché, dur en apparence, mais qui cache au fond de lui une sensibilité et une humanité énormes. Je pourrais citer les autres membres du casting car personne ne dépare, mais la liste serait trop longue… Un grand coup de chapeau pour ce film puissant, qui touchera beaucoup de monde. Une claque de plus, avec une fin très marquante, lourde de sens, vive le cinéma français ! Le film n’a qu’un avertissement mais je le déconseille fortement aux jeunes enfants, même si au fond ils en apprennent parfois autant devant le journal télévisé…

Ma note : 5/5

Melissa (Maïwenn) est en immersion au sein de la BPM pour effectuer un livre de photos à la demande du Ministère de l'Intérieur

Melissa (Maïwenn) est en immersion au sein de la BPM pour effectuer un livre de photos à la demande du Ministère de l'Intérieur

Un petit mot sur l’avant-première à l’UGC Ciné Cité Noisy-le-Grand : la majorité de l’équipe du film était retenue dans les locaux d’un célèbre magazine féminin pour y recevoir un prix, mais nous avons eu le plaisir d’une rapide visite de Joeystarr, qui est venu présenter le film et répondre à quelques questions de la directrice du cinéma. Une rencontre intéressante avec un personnage qui ne laisse personne indifférent, et qui a répondu avec sincérité aux diverses questions et n’a pas manqué de nous remercier à plusieurs reprises d’être venus voir le film. Ci-dessous quelques photos prises au cours de cette avant-première :

Joeystarr lors de l'avant-première du film "Polisse" à l'UGC Ciné Cité Noisy-le-Grand

Joeystarr lors de l'avant-première du film "Polisse" à l'UGC Ciné Cité Noisy-le-Grand

Joeystarr répond aux questions de la directrice de l'UGC Ciné Cité Noisy-le-Grand

Joeystarr répond aux questions de la directrice de l'UGC Ciné Cité Noisy-le-Grand

Photos film : www.allocine.fr (Fiche du film ici)
Photos avant-première : CinéScrat